Au fil de ma quête du bonheur, j’ai appris à pardonner à moi-même et aux autres. Cela m’a permis aussi de voir d’un œil nouveau mes relations, surtout la relation amoureuse et de lâcher de veilles croyances limitantes. Mon objectif vivre de vraies relations, authentiques, avec des personnes tout aussi authentiques.

Pour cela, il était important que je partage avec vous la notion d’attachement. Pourquoi ?

Car j’ai découvert et compris que l’attachement dans une relation pouvait être nocif.

Nocif ?

Eh oui, en résumé, selon les enseignements philosophique et psychologique, l’attachement est comme une cage dorée destinée à y enfermer toute personne qui peut nous apporter quelque chose pour combler nos besoins.

Je m’explique.

Ainsi, j’ai découvert dans mon entourage des personnes qui vivaient en couple par défaut, soit par peur de solitude, de repartir de zéro, de prendre l’initiative de rompre et donc préférait supporter une relation peu satisfaisante pour combler un besoin. De mon côté, les personnes étaient surprises de me voir mettre un terme à une relation amoureuse, même si j’avais des sentiments pour la personne la relation m’était nocive.

Pour vivre des relations saines et épanouissantes, l’attachement est LA notion à connaître et à comprendre.

Il existe 3 types d’attachement selon les recherches du psychiatre et psychanalyste John Bowlby.

Attachement sécure

L’attachement sécure est corrélé à la sensibilité de la mère ainsi qu’au plaisir que cette dernière prend à s’occuper de son enfant.

La relation mère/enfant est fluide et les réactions cohérentes et appropriées de part et d’autre, sans indépendance ou dépendance marquée.

(…)

Les enfants dont l’attachement à la mère est évalué sécure à 12 mois se montrent plus actifs et plus enthousiastes dans leurs activités d’exploration, s’avérant aussi particulièrement disposés à jouer avec les psychologues expérimentateurs. Les enfants ont été jugés comme tels à 12 mois car ils jouent avec plaisir et explorent l’environnement avant la séparation, ils manifestent le manque de leur mère en pleurant et appelant, ils recherchent activement sa proximité à son retour avec un désir d’être pris dans les bras et, finalement, retournent tranquillement à leurs jeux une fois rassurés.

Ainsi, certains bébés sécures se montrent indépendants et recherchent peu la proximité si ce n’est qu’ils ont d’importants changes affectifs avec leurs mères (sourires, regards, vocalises), la préférant au visiteur en cas de stress, ce qui les distingue des évitant.

D’autres, au contraire, ont besoin de beaucoup de contacts physiques et s’agitent lorsqu’ils ne peuvent les obtenir mais ils ne montrent ni colère intense ni passivité exagérée, à la différence des bébés avec attachement anxieux. Leurs mères semblent apprécier cette dépendance et encouragent ouvertement les câlins, sans interférence ni entrave notables dans les activités d’exploration de leur enfant.

A l’âge de 19 ans, ils présentent des récits structurés et cohérents de leur enfance et de leurs relations avec leurs parents, reconnaissant les enjeux et l’importance de l’attachement.

Ce schéma sécure se maintient au long des années et est associé à une certaine flexibilité attentionnelle et cognitive alternant les points de vue et les centres d’intérêt, sans se mettre sur la défensive systématiquement en cas de contradiction.

Attachement évitant

Un attachement évitant est marqué par un évitement par l’enfant de ses états émotionnels qui ne sont pas reconnus et traités en tant que tels par les adultes. L’attachement évitant est caractérisé par un manque d’attention de la mère face à la détresse de son enfant, par des réactions de colère ou des moqueries de la part de la mère. Les enfants à l’attachement évitant inhibent leurs manifestations affectives pour en éviter les conséquences indésirables (les réactions négatives de la figure d’attachement). L’accent est placé sur le raisonnement au détriment des affects.

Les enfants évalués évitant à 12 mois se remarquent dans la situation étrange par leur apparente indifférence à l’absence de leur figure d’attachement puis à son retour, continuant à jouer et explorer comme avant la séparation, même quand ils sont laissés seuls. Tout se passe comme si plus l’insécurité est grande (environnement et personnes inconnus), plus ces enfants n’adoptent une attitude nonchalante et attentive en même temps pour ne courir aucun risque de rejet de leur mère et s’assurer une proximité minimale en cas de danger extérieur.

A l’âge de 6 ans, ces enfants continuent de se montrer évitant lors des retrouvailles avec leur mère. Ils évitent subtilement les conversations par des silences ou des absences de développement sur les sujets abordés (réponses courtes, « je ne sais pas », « rien »…).

A l’âge de 19 ans, ils présentent des expériences d’enfance globalement sous un jour positif mais ils sont incapables de fournir des détails précis pour alimenter cette image idyllique (voire se contredisent). Ils idéalisent souvent leurs parents et n’établissent généralement pas de lien entre ce qu’ils ont vécu enfants et leurs difficultés relationnelles/ comportementales actuelles. Ils vont même jusqu’à nier l’intérêt et l’impact de l’attachement (c’est-à-dire de l’amour même ou en tout cas de preuves d’amour).

Attachement ambivalent (ou anxieux)

L’attachement ambivalent/anxieux s’illustre par un fonctionnement quasi exclusif sur un mode émotionnel chez l’enfant, là encore engendré par des réactions parentales qui peuvent être opposées telle que l’hypervigilance anxieuse (surprotection) ou au contraire le désintérêt ou la négligence.

En l’absence de sa mère, le bébé à l’attachement ambivalent/anxieux est agité et pleure intensément. La figure d’attachement arrive rarement à le calmer à son retour.

A l’âge de parler, l’enfant anxieux/ambivalent pourra manipuler volontairement l’autre particulièrement en feignant des émotions qui ne sont pas réelles ou en exagérant celles qui le sont. Ces stratégies coercitives de maintien du lien peuvent s’exprimer d’autres manières : opposition, agressivité, mensonges, fausses excuses, séduction, critiques, plaintes…

La séduction alterne avec l’agressivité par manque de confiance en soi et manque de confiance en l’autre.

(Pour lire l’article complet source : http://apprendreaeduquer.fr/la-theorie-de-lattachement-les-3-types-attachement/)

Alors quel type d’attachement êtes-vous ? J’espère que cela vous a fait faire des prises de consciences.

Je vous laisse méditer sur ce concept et au prochain article nous verrons clairement la différence entre Amour et Attachement afin de connaître quel type de relation amoureuse nous développons.