Les émotions. Quel grand sujet !

Avant je considérais ma vie comme normal et pensais que les gens traversaient les mêmes hauts et bas émotionnels au quotidien. Donc je vivais mes journées sans remise en question, en vivant au gré des événements et de mes émotions. Jusqu’à ce que je découvre le développement personnel et là, ça a totalement chamboulé ma vie !

Je vais vous expliquer pourquoi.

Lorsque j’étais jeune, j’ai appris que les émotions étaient une faiblesse. Qu’il ne fallait jamais montrer ses émotions en société, ni sa tristesse, sa surprise et surtout sa colère. J’entendais souvent que, pour une femme, être chef d’entreprise ou à un haut poste était difficile pour elle à gérer parce que « tu comprends, elles sont trop émotives et donc elles sont incapables de prendre de grandes décisions ». Ça c’est l’une des répliques concernant mon état de femme et l’une des plus soft. Ensuite, ça a été, « il ne faut jamais montrer sa colère » sinon cela voulait dire que j’étais incapable de gérer mes émotions et surtout que l’autre avait fait mouche et s’en réjouirait. Alors quant à être amoureuse, c’était la catastrophe, car cela signifiait devenir l’esclave de l’autre et donc être condamnée à tout accepter, surtout le pire ! Et que l’être aimé abuserait de son pouvoir et donc de moi. Par conséquent, j’ai vécu une enfance, adolescence et même une vie d’adulte mal dans ma peau, car mal avec mes émotions. Je culpabilisais même de les ressentir. Par conséquent, pendant des décennies j’ai cumulé des émotions nocives que je ne savais exprimer ou évacuer et mon corps s’est mis à le faire à sa façon. Soit par des maladies, j’avais souvent des migraines atroces à me taper la tête contre les murs, ou des rhumes à répétions et bien sûr des dépressions. Contenir de la colère ou toutes autres émotions négatives est nocif pour la santé, surtout sur le plan psychique par exemple :

« La colère, comme toutes les émotions, n’est pas uniquement localisée dans notre cerveau. Une réaction émotionnelle déclenche une cascade de réactions physiques qui se propagent dans tout le corps, incluant :

  • Une augmentation de la fréquence cardiaque, de la tension artérielle et de la testostérone
  • Une diminution du taux de cortisol (hormone du stress) à cause de la subite hyperstimulation
  • Une stimulation de l’hémisphère gauche du cerveau, partie responsable du déclenchement des émotions en lien avec la proximité ou l’intimité.

(…)

Néanmoins, à la longue, cette réaction du pilote automatique peut affaiblir notre système immunitaire et mener à une série de problèmes de santé tels que :

  • Maux de tête
  • Problèmes de digestion
  • Insomnie
  • Anxiété accrue
  • Dépression
  • Hypertension
  • Problèmes de peau, tels que l’eczéma
  • AVC
  • Crise cardiaque »

(Source : https://gaetanpelletier.wordpress.com/2011/02/24/impact-de-la-colere-sur-le-corps/)

Donc j’ai appris lors de mes lectures, de conférences et de cours de philosophie pratique, qu’il était important d’être maîtresse de mes pensées et donc de mes émotions. Que mes émotions étaient là pour m’alerter et que je ne devais en aucun cas en être l’esclave !

Le milieu dans lequel je vivais était fait de violences, d’insécurité et de stress permanent. Seulement, j’ignorais que j’allais être façonnée par cette violence ou que j’avais une quelconque influence dans ma vie puisque je la subissais. Or, j’ai appris que c’était à moi de choisir et qu’au contraire je ne subissais rien mais je décidais de ce que je voulais vivre face à un évènement. Autre surprise, les émotions sont éphémères, elles ne font que passer, elles ne sont en rien permanentes.

Voici une définition de Wikipédia qui est assez complète en la matière :

« L’émotion (du latin motio « action de mouvoir, mouvement ») est une expérience psychophysiologique complexe et intense (avec un début brutal et une durée relativement brève) de l’état d’esprit d’un individu liée à un objet repérable lorsqu’il réagit aux influences biochimiques (interne) et environnementales (externe). Chez les humains, l’émotion inclut fondamentalement « un comportement physiologique, des comportements expressifs et une conscience »1. L’émotion est associée à l’humeur, au tempérament, à la personnalité et à la disposition et à la motivation. Le mot « émotion » provient du mot français « émouvoir ». Il est basé sur le latin emovere, dont e- (variante de ex-) signifie « hors de » et movere signifie « mouvement »2. Le terme lié « motivation » est également dérivé du mot movere.                 Roue des émotions de Robert Plutchik.

Une taxonomie non-définitive des émotions existe. Certaines catégorisations incluent :

Émotions « cognitives » par opposition aux émotions « non cognitives » ;

Émotions instinctives (des amygdales), par opposition aux émotions cognitives (du cortex préfrontal).

Émotions primaires (existant dans plusieurs espèces animales : rage, vigilance, extase, adoration, terreur, stupéfaction, chagrin et dégoût) et secondaires (états construits à partir des émotions primaires et d’une multiplicité de représentations additionnelles : représentations de situation, de soi, d’objet, d’autrui, de cause).

Il faut distinguer, entre l’émotion et les résultats d’émotions, principalement les expressions et les comportements émotionnels. Chaque individu agit (réagit) généralement d’une manière déterminée par son état émotionnel, sa réponse se situant généralement dans l’un des axes combattre – fuir – subir (pleurs, voire rire). »

M’étant formée pour être conférencière en PNL, j’ai découvert à quoi servaient les émotions. Ce sont avant tout des indicateurs :

Paix                            Joie                         Amour                                 Désir


Peur                           Colère                      Tristesse                           Dégout

Les émotions négatives sont de simples alertes rouges indiquant qu’un besoin de paix, de joie, d’amour ou de désir n’est pas rempli.

Ceci m’a aidée à comprendre ma façon de fonctionner et pourquoi je réagissais d’une certaine façon lors d’évènements.

Ensuite, quand j’ai voulu apprendre à maintenir mon énergie au top, j’ai découverts ce deuxième schéma qui fut révélateur.

J’ai ainsi pu comprendre que j’avais tendance à être dans la spirale descendante et pourquoi ? Parce que j’avais était conditionnée par mon schéma familial à vivre dans cette zone de confort qui pour moi était devenue normale même si nocive. Car c’était tout ce que j’avais connu. Lorsque j’ai pris conscience d’où je me situais par rapport à ce schéma, cela m’a permis de prendre conscience de la valeur du travail que je faisais sur moi et des résultats que j’avais déjà obtenus. Ce nettoyage intérieur par l’écriture me révélait à mes schémas de fonctionnement, mes conditionnements et mon état intérieur. Donc j’ai beaucoup lu, appris et pratiqué, et aujourd’hui mes émotions me permettent de prendre conscience de ce qui gêne pour retrouver mon équilibre. Ce monde de colère dans lequel j’étais s’efface de plus en plus pour laisser place à de la bienveillance envers moi-même et les autres, du rire, du respect et un bien-être plus grand dans ma vie au quotidien.