Dans ma quête du bonheur j’ai découvert quelque chose d’inattendue et de salvateur, les larmes. Etant une femme, j’ai toujours appris que pleurer était considérer comme une arme de manipulation féminine, et que ce n’était donc jamais sincère, surtout pour la gent masculine. Quelle injustice et quelle cruauté quand les larmes sont l’expression d’une souffrance et d’une forte tension qu’il est important d’évacuer. Pourtant, cela s’est bien confirmé car lorsque je pleurais les garçons de ma famille restaient totalement froid me jetant à la figue que mes pleurs « ne servaient à rien » et n’était pour eux que de la manipulation. Donc, non seulement j’étais agressée, mais en plus je devais me taire et l’accepter.

Alors que croire ? Est-ce vrai que lorsqu’une femme pleure il s’agit de manipulation ? Ou alors selon la croyance populaire est-ce que les pleures sont synonymes de faiblesse ? Pas si sûr.

1- Soulagement

Lorsque je pleurais cela me soulageait complètement. Tout ce que je ne pouvais exprimer par les paroles, les confidences, les gestes ou les émotions, je le pouvais par les larmes. Ainsi tout sortait et lavait mon esprit, mon cœur et apaisait mon âme. D’ailleurs le professeur William Frey le confirme par une étude qu’il a menée,

« L’acte de pleurer est pourtant ressenti comme apaisant par 85 % des femmes et 73 % des hommes (étude William Frey, 1985). »

Alors nous pouvons nous poser la question et ceux qui ne pleurent pas, quels sont les conséquences ?

« Cord Benecke, psychologue clinicien et professeur à l’université de Cassel, en ­Allemagne, a mené des entretiens privés avec 120 sujets, à la manière d’une thérapie, afin de déterminer si ceux qui ne pleuraient pas se distinguaient de ceux qui versaient des larmes. « Les sujets qui ne pleuraient pas se montraient plus distants et se décrivaient comme moins liés socialement », explique-t-il. En outre, ceux qui s’en abstenaient étaient davantage aux prises à des sentiments agressifs comme la rage, la colère et le dégoût, comparativement à ceux qui pleuraient. »

Voici des recherches qui cassent le conditionnement sociétal qui pousse l’homme à ne jamais pleurer et souligne la faiblesse de la personne qui pleure quand en réalité cela est sain tant au niveau psychologique que physique.

2- Rendre les idées claires

C’est lorsque j’ai quitté cet environnement familial nocif que j’ai pu prendre conscience de la valeur du chagrin. Les larmes apaisent l’esprit et rendent les idées claires. Après avoir bien pleuré, me libérant de mes tensions, je pouvais prendre du recul plus facilement et trouver des solutions. Je vous donne un exemple, dernièrement j’ai vécu une rupture amoureuse et j’ai décidé de la vivre pleinement, c’est-à-dire pleurer, me chouchouter et écrire. Cela m’a fait un bien fou ! J’ai pu voir clairement mes mécanismes de fonctionnement et le type de personne que j’avais attiré dans ma vie. Je me suis pardonnée et j’ai pardonné à l’autre puisque j’avais compris ce qui allait mal dans la relation et pourquoi.

3- Bien-être

Le lendemain j’avais rendez-vous avec mon coach à qui j’avais annoncé la nouvelle la veille et lorsqu’elle m’a vue, elle a été surprise de me trouver changée et lumineuse. Il m’avait fallu une journée pour faire le deuil de ma rupture.

Recette :

  • Une bonne dose de larmes,
  • Un paquet d’écrit,
  • De l’acceptation,
  • Beaucoup de pardon.

 « Lowen va plus loin : « Pleurer évite la spirale infernale des angoisses et de la dépression. » »

 4- Nettoyage intérieur

Aujourd’hui j’ose pleurer en toutes circonstances, en voyant un film, en entendant une histoire émouvante ou douloureuse. J’accepte mes larmes. J’ai aussi compris en lisant un article canadien il y a quelques années de ça, que les pleure étaient bénéfiques et qu’ils permettaient de soulager des tensions qui pouvaient dater de plusieurs années et qui étaient resté emmagasiner dans notre corps depuis trop longtemps. Pleurer était important même si l’on ignorait pourquoi car cela permettait de réaliser un nettoyage intérieur.

Donc quand vous êtes triste ne retenez rien et laisser vous aller. Cela vous soulagera et vous permettra de lâcher quelque choses de lourd que vous avez refoulé depuis tellement longtemps que vous en avez oublié le souvenir ! Pleurer ce n’est en rien montrer sa faiblesse ou faire preuve de manipulation, c’est osé accepter ses émotions, les laisser s’exprimer et devenir plus fort !

Source : http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Emotions/Articles-et-Dossiers/Pourquoi-les-larmes-font-du-bien

http://www.selectionclic.com/sante/pourquoi-pleurons-nous%E2%80%89/

http://www.caminteresse.fr/sciences/pourquoi-pleure-t-on-1129498/